Les guignols politiques

Garde nationale française : opérationnelle de 1789 à juillet 1871, aux lendemains de la Commune de Paris

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Garde nationale de Strasbourg en 1815 d’après Job.

La Garde nationale est le nom donné lors de la Révolution française à la milice de citoyens formée dans chaque ville, à l’instar de la garde nationale créée à Paris. Elle a existé sous tous les régimes politiques de la France jusqu’à sa dissolution en juillet 1871, aux lendemains de la Commune de Paris.

Depuis 2012, le groupe Janus réfléchit en toute discrétion à l’avenir des forces armées françaises. Il part du postulat, partagé par la plupart des cadres de l’institution militaire, selon lequel le nouveau quinquennat présidentiel sera marqué par une réduction significative du format des armées.

Ce qui ne lui pose pas de problème majeur, dès lors que Janus évoque « l’adaptation nécessaire et envisageable de l’outil militaire ».

Ceci se comprend d’ailleurs à travers ses propositions, dont celle emblématique de leur projet, portant sur la création d’une garde nationale.

Cette mesure est particulièrement en prise avec l’actualité, puisque la mise en place du plan Vigipirate écarlate (le plus haut niveau en 2012) va contraindre les armées à déployer de nouveaux effectifs dans les villes françaises.

Voici la tribune du groupe JANUS

Dans un contexte de renouvellement politique, de refonte du Livre blanc de la défense, de crise économique, mais aussi de réformes et de transformation de l’outil militaire, il peut sembler utile pour tous de prendre part au débat citoyen et d’apporter un avis. En tout état de cause, 15 ans après le début de la professionnalisation des armées, il apparaît nécessaire de prendre en compte les aspirations de la jeunesse à l’effort collectif et à la solidarité, tout en travaillant sur les cohérences géographique et organique du système de défense.

Cette professionnalisation, globalement réussie, a réellement initialisé l’interarmisation du commandement et du soutien, la rationalisation des circuits de commandement et logistique. L’armée s’est modernisée en tenant compte des besoins nouveaux dans le renseignement, le spatial, les appuis robotisés tout en développant les aptitudes préexistantes indispensables.

Trois armées réduites

Les axes de réflexion de Janus visent à prendre en compte la baisse inéluctable des budgets avec en cible une armée française à l’effectif inférieur à 180 000 personnes renforcée d’une garde nationale (GN) de 75 000 hommes. Les armées devront donc amplifier les réformes en cours pour mettre en oeuvre ce grand projet.
La marine nationale pourrait voir une partie de ses missions passer à la GN tout en réfléchissant aux coûts représentés par 4 SNLE. L’armée de l’air serait limitée à 6 plateformes aériennes (en dehors de l’outre-mer) et verrait, comme la marine, une partie de ses missions passer à la garde nationale. Une réflexion sur la composante nucléaire aérienne peut être envisagée. Les gains en effectifs peuvent s’évaluer à 10 000 hommes.
L’armée de terre appuyée et soutenue par une force d’appui et une brigade logistique de 7 500 hommes chacune reste articulée autour de huit brigades interarmes et d’une brigade de forces spéciales (5 500 hommes pour chaque brigade en maintenant la capacité infanterie). 70 000 hommes constitueront le socle opérationnel de cette force terrestre. Un effectif de 100 000 hommes pour l’armée de terre semble être une cible raisonnable compte tenu du contexte. Le personnel détaché dans des administrations sera strictement contraint.

Un projet de garde nationale

À côté des trois armées, une garde nationale interarmée de 75 000 hommes relevant de l’état-major des armées pourrait monter en puissance.
Les objectifs de cette création sont multiples et visent à répondre à la demande des jeunes Français volontaires pour des actions au profit de la collectivité, à valoriser ce volontariat, à compenser les pertes en effectifs des armées, à avoir une organisation et les forces effectives pour de nouvelles missions comme la protection civile (catastrophes naturelles, accident nucléaire, etc.), les actions humanitaires de tous types, l’assistance aux forces de sécurité en cas d’événements importants, la mission Vigipirate mais aussi la présence dans les banlieues, la formation des jeunes et la participation à la chaîne de reconversion. Éventuellement, cette force pourra être considérée comme un vivier de forces disponibles pour des opérations militaires.

La GN devrait monter progressivement à un effectif de 75 000 hommes et femmes se répartissant en personnels issus des armées (15 000 personnes) et gardes nationaux. Les gardes nationaux, non d’active, auront un statut de civils faisant des périodes entre 30 et 100 jours par an rémunérés au taux de leur grade. Ils pourront bénéficier de certains avantages fiscaux, de stages et d’emplois « réservés », mais aussi de possibilités d’intégration rapide au sein des forces d’actives. Dans tous les cas, cette activité pourra être considérée comme un emploi même temporaire et sera un outil supplémentaire de lutte contre le chômage, des jeunes particulièrement. Une loi organique devra accompagner cette création.

Un corps autonome

La garde nationale sera un corps autonome avec un uniforme distinct des trois autres armées. L’ossature d’active (15 à 20 % du personnel) viendra indistinctement des trois armées et sera issue des cadres militaires mutés, de civils travaillant pour la défense, de personnel affecté à leur demande mais aussi de militaires d’active préparant un stage ou une reconversion. Les bases de défense actuelles appartiendront à la garde nationale et soutiendront les trois autres armées. Toutes les spécialités seront ouvertes aux gardes nationaux (pilote d’hélicoptère, permis mer, permis de conduire, brevet de parachutisme, qualification montagne, cursus officiers, sous-officiers et officiers mariniers, spécialistes, etc.). Une partie de la formation se tiendra dans les écoles actuellement existantes (terre, air et mer).

Divisions territoriales

La garde nationale sera organisée en divisions territoriales de 10 000 hommes pour le nord-est, le sud-est, le nord-ouest et le sud-ouest du pays. L’Ile-de-France sera dotée de 20 000 hommes et les Dom-Tom de 15 000 hommes. La brigade franco-allemande pourra être intégrée à cet ensemble. Les divisions territoriales seront commandées par des officiers généraux issus des trois armées à l’instar du système de commandement outre-mer. Le commandement de la GN sera tournant entre les trois armées.

Les missions de la GN pourraient être en première approche :
– la participation aux actions de défense,
– la protection civile (catastrophes naturelles, pollution maritime, accident aérien et nucléaire, etc.),
– l’action humanitaire,
– l’aide aux forces de sécurité (Vigipirate, événements attirants des foules, etc.),
– les gardes-côtes et le renforcement de la SNSM,
– la protection dans et à l’extérieur des ports et aéroports civils et militaires,
– le soutien aux forces avec les bases de défense,
– l’aide à la reconversion et à l’entrée dans le monde du travail (un régiment du service civique dans chaque division).

Enfin ce projet structurant devra mettre en place de vraies conditions de sous-traitance ou d’externalisation des missions qui pourront aller de la formation au soutien, du gardiennage à la logistique même en opération, de l’appui au renseignement à l’accompagnement en mission extérieure.

 

Politiques, journalistes, syndicalistes, professeurs ou simples citoyens, les demandes de renseignements pour adhérer aux différentes réserves proposées par le gouvernement sont en train de connaître un pic inédit depuis les derniers attentats et notamment l’assassinat du prêtre Jacques Hamel à Saint-Etienne-du-Rouvray.

Commune de Paris: gardes nationaux sur les ruines de la colonne Vendôme.

Sur les réseaux sociaux, en particulier Facebook, certains internautes n’hésitent plus à poster des photos de leurs formulaires d’inscription, comme pour inciter leurs «amis» à faire de même.

Tandis que les coups de fil de volontaires se multiplient.

«On sent un engouement nouveau, les gens sont très remontés et veulent se rendre utiles», confirme un officier de l’armée de terre, même si le phénomène est difficile à quantifier précisément.

Attention toutefois, même si François Hollande a relancé jeudi son idée de la création d’une garde nationale regroupant toutes les bonnes volontés sous un label unique, il n’existe pas encore de portail commun pour entreprendre les démarches.

Pour postuler, il faut s’adresser au centre de recrutement d’une des trois armées (air, terre ou marine).

Conditions à remplir : avoir plus de 17 ans et moins de 35, réussir un entretien et des tests de sélection.

Fanch
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